Cappella Mediteranea

Bembo, Ercole Amante

« Vous ne connaissez pas cet opéra d’Antonia Bembo ? C’est normal, il n’a jamais été joué, et sa partition trônait, intacte, à la BNF jusqu’à ce que l’Opéra de Paris la confie au chef Leonardo García‑Alarcón pour la donner en première mondiale. »

Huit ans après le succès des Indes galantes, Leonardo García-Alarcón et Cappella Mediterranea reviennent à l’Opéra de Paris avec une pépite : une partition d’Antonia Bembo, compositrice du XVIIIe siècle dont la vie tumultueuse ressemble à un roman. Fuyant un mari violent, cette Vénitienne trouve refuge à la cour de Louis XIV, sous la protection du roi. En France, elle développe un style personnel, entre culture italienne et française, et compose en 1707 Ercole amante, reprenant un livret jadis mis en musique par son maître Francesco Cavalli. Jamais encore mis en scène, cet Hercule amoureux, à l’harmonie originale et à la grande virtuosité vocale, entre au répertoire de l’Opéra de Paris. Netia Jones s’empare de cette œuvre baroque peuplée de dieux et d’éléments surnaturels pour en révéler la modernité : celle d’un homme puissant, vieillissant, incapable d’accepter le refus d’une femme.

Synopsis

Dans un bois, Hercule se lamente : après avoir vaincu tant de monstres, il est désemparé face à son amour pour Iole, fiancée de son propre fils, Hyllus. Vénus tente de l’aider en envoûtant Iole, mais Junon intervient et, avec l’aide du Sommeil, plonge Hercule dans un profond sommeil. Iole s’approche alors pour le tuer, mais Hyllus l’en empêche. Réveillé, Hercule croit son fils coupable de trahison et veut le faire exécuter. Les supplications de Déjanire et surtout d’Iole, qui accepte de se donner à lui, l’apaisent. Hyllus est épargné, mais emprisonné, et Déjanire contrainte à l’exil. Enfermé dans une tour entourée de flots, Hyllus, désespéré à l’idée de voir Iole épouser son père, tente de se noyer, mais Junon le sauve. Tandis que Déjanire et Iole pleurent leur perte — l’une son fils, l’autre son amant —, le page Lychas rappelle à Déjanire l’existence d’une tunique imprégnée du sang du centaure Nessus, censée raviver l’amour de son époux. Iole l’offre à Hercule comme présent de noces. Dès qu’il la revêt, elle le brûle atrocement. Fou de douleur, Hercule se jette dans un brasier. Déjanire pleure sa mort, Iole celle d’Hyllus… jusqu’à ce que ce dernier réapparaisse, accompagné de Junon : elle a sauvé le fils des eaux et transporté le père au ciel, désormais uni à la Beauté.

Programme

Tragédie en cinq actes – Musique d’Antonia Bembo (c. 1640 – c. 1720) sur un livret de Francesco Buti (1604 – 1682)

Inspiré par Les Trachiniennes de Sophocle et du livre IX des Métamorphoses d’Ovide

Diapason 415

Distribution

Leonardo García-Alarcón | Direction musicale
Netia Jones | Mise en scène
Maud Le Pladec | Chorégraphie
Fabián Schofrin | Dramaturgie
Thibaut Lenaerts | Chef des chœurs

Andreas Wolf | Ercole
Ana Vieira Leite | Iole
Deepa Johnny | Dejanira
Julie Fuchs | Giunone Pronubea
Sandrine Piau | Venere / Bellezza
Alasdair Kent | Hyllo
Théo Imart | Paggio
Marcel Beekman | Licco
Teona Todua | Pasithea
Alex Rosen | Nettuno / L’Ombra di Eutyro

Cappella Mediterranea
Chœur de Chambre de Namur

Prochaines dates

Tout surprend et enchante l’oreille. Leonardo García-Alarcón dirige souplement, à mains nues, enveloppant d’une même attention les voix humaines et instrumentales.

Sophie Bourdais — Télérama

« C’est pour nous un acte de résurrection », déclare Leonardo García-Alarcón, à l’origine du projet et maître d’œuvre d’un spectacle éblouissant qui fait rentrer dans l’histoire une compositrice et un chef d’œuvre oubliés.

Michèle Tosi — ResMusica

Il ne manquait à cette belle endormie que le travail approfondi de son prince amoureux : Alarcón. Comme toujours lorsque le chef argentin aborde le répertoire du Seicento, le parti pris acoustique est radical : une fosse peu avare en sonorités inattendues – cloches, castagnettes –, où la profusion des pupitres provoque un technicolor musical, à la mesure de l’amplitude de Bastille et de l’exubérance des propositions visuelles. Son choix est sans conteste le bon : on reste constamment sous l’emprise d’une riche matière sonore, rendue presque tactile avec ses textures contrastées, telles d’invisibles étoffes mises au service de cette tragédie de la concupiscence où les malmené(e)s sont en péril et le manipulateur finit par succomber. Mais là encore, l’humour de Netia Jones, nous fera basculer du trépas au rire.

Vincent Borel — Concertclassic.com

Cette première d’Ercole amante est un triomphe. Le plateau riche de personnalités séduit le public, et les applaudissements sont généreusement chaleureux. Cette œuvre d’Antonia Bembo est désormais entrée au répertoire de l’Opéra de Paris et c’est une excellente nouvelle : comme le dit le chef, c’est une véritable résurrection que de jouer et interpréter cet opéra.

Olga Szymczyk — Olyrix

À la tête de la Cappella Mediterranea et du Choeur de Chambre de Namur, Leonardo Garcia-Alarcon, avocat flamboyant de cette partition lui communique une incontestable énergie et en magnifie les reliefs

Philippe Venturini — Les Échos

Capella Mediterranea, l’orchestre de García-Alarcón, confirme ses vertus reconnues d’amplitudes en instruments d’époque, sous la battue toujours allègre de son chef titulaire. Le tout pour un ensemble qui donne la meilleure justice à cet opéra aux multiples et diverses belles spécificités. WWWW

Pierre-René Serna — WEBTHEATRE

Le manuscrit

Le manuscrit de l’Ercole amante d’Antonia Bembo, conservé par la Bibliothèque Nationale de France, est accessible à tous sur Gallica :

Partenaires

Vidéos

Répétitions à Bastille

Leonardo García-Alarcón et les solistes d'Ercole amante
Arrivée du continuo !
Julie Fuchs et Alix Verzier
Leonardo García-Alarcón et Darío Tamayo
Leonardo García-Alarcón et Sandrine Piau

Répétitions en fosse

©Julien Benaiteau
Leonardo García-Alarcón ©Julien Benaiteau
Claire McIntyre ©Julien Benaiteau
Jorlen Vega Garcia & Satryo Yudomartono ©Julien Benaiteau
Cappella Mediterranea ©Julien Benaiteau
Isaure Lavergne ©Julien Benaiteau
Laurent Sauron ©Julien Benaiteau
©Julien Benaiteau
Jonathan Ponet ©Julien Benaiteau

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