À Propos

Eliogabalo est à l'affiche du Nationale Opera & ballet d'Amsterdam du 12 au 26 octobre 2017.

Reprise de la nouvelle production de l'Opéra national de Paris (Septembre 2016).


La mise en scène est assurée par Thomas Jolly.

Opéra en 3 actes, livret anonyme

Après la mort de Monteverdi, l’opéra vénitien a été dominé pendant plus d’un quart de siècle par Francesco Cavalli (1602-1676). S’il ne fut pas le premier compositeur d’opéra, Francesco Cavalli fut en revanche l’auteur d’œuvres lyriques le plus important du XVIIème siècle. Avec une trentaine d’Opus régulièrement créés au long de trois décennies, il fut responsable du plein épanouissement de l’opéra public. Eliogabalo de 1667, est l’ultime opéra préservé, et n’a jamais été représenté du vivant de Cavalli. Cavalli avait composé cette oeuvre pour la saison 1668 du carnaval vénitien, mais elle n’a jamais été interprétée, vraisemblablement en raison d’une censure politique ou religieuse. Au centre de l’action figurent la fin violente de l’empereur romain Héliogabale qui mena une vie de débauche, et la prise de pouvoir par Alexandre Sévère. En dépit de l’hégémonie croissante des chanteurs virtuoses, Cavalli est resté fidèle à l’esprit des derniers opéras de Monteverdi, accordant une très grande attention à l’aspect théâtral.

Direction musicale Leonardo García Alarcón

Assistant à la direction musicale Fabían Schofrin

Mise en scène Thomas Jolly

Cappella Mediterranea, orchestre (31)

Koor van De Nationale Opera

Chorégraphie de Maud Le Pladec


Eliogabalo : Franco Fagioli

Alessandro : Ed Lyon

Giuliano : Valer Sabadus

Gemmira : Nicole Cabell

Eritea : Kristina Mkhitaryan

Zotico : Matthew Newlin

Lenia : Emiliano González Toro

Nerbulone/Tiferne : Scott Conner

Atilia Macrina : Mariana Flores

CAPPELLA MEDITERRANEA

Premier violon Manfredo Kraemer
Violons 1 Guadalupe Del Moral, Stéphanie de Failly
Violons 2 Roumailhac Juliette, Matthew Greco, Juan Roque Alsina
Cornets Gustavo Gargiulo, Rodrigo Calveyra
Flûtes à bec Rodrigo Calveyra, Tatiana Babut du Marès
Saqueboutes Fabien Cherrier, Jean-Noêl Gamet, Stefan Legée
Altos Fernandez Lola, Corina Golomoz, Samantha Montgomery
Violoncelles Jérôme Huille*, Henrikke Rynning, Cyril Poulet
Violone Gisella Massa
Viole de gambe Margaux Blanchard*, Ronald Martin Alonso*
Contrebasse Eric Mathot*
Clavecin Jacopo Raffaele*, Pierre-Louis Rétat*
Orgue regal et flûte à bec Ariel Rychter*
Harpe Marie Bournisien*
Dulcian Nicolas Rosenfeld*
Luth Monica Pustilnik*, Thomas Dunford*, Quito Gato*
Percussion Marie Ange Petit, Hervé Trovel
Assistants musicaux Ariel Rychter, Monica Pustilnik

*Basse continue

LA PRESSE

...la beauté de la partition - comme du livret, anonyme mais si poétique - et par la fabuleuse direction de Leonardo García Alarcón (à la tête de sa Cappella Mediterranea), pleine de couleurs et de théâtre.
Chœur de chambre de Namur (préparé par Thibaut Lenaerts) fidèle à la réputation d’un des meilleurs ensembles vocaux européens.
Enfin, on ne peut que saluer une fois encore le travail de Leonardo García Alarcón, cavallien sans rival, magicien des sons et acteur essentiel de l’envoûtante sobriété de cet #Eliogabalo
Alain Cochard, Concertclassic.com

La passion du chef argentin En invitant Leonardo Garcia Alarcón, l'Opéra de Paris ne pouvait pas se tromper. Le chef argentin est l'un des meilleurs connaisseurs de Cavalli et du baroque italien qu'il défend avec passion et générosité. Il réunit dans la fosse du Palais Garnier, pour des raisons acoustiques, un orchestre bien plus important que ce que les théâtres vénitiens d'alors proposaient. Il en fait un des acteurs principaux du drame, toujours prompt à donner l'impulsion ou à se lover dans une de ces marches harmoniques et ces douloureux « lamentos » qui rendent la musique de Cavalli si lyrique et sensuelle. Philippe Venturini, Les Echos

En fosse, Leonardo García Alarcón pilote à mains nues, un effectif superbe en qualités expressives : onctueux dans les lamentos et duos langoureux ; vindicatif et percussif quand paraît Eliogabalo et sa cour infecte. Le chef retrouve le format sonore originel des théâtres d’opéra à Venise : musique chambriste aux couleurs et accents ciselés, au service du chant car ici rien ne saurait davantage compter que l’articulation souveraine et naturelle du livret. En cela, le geste du maestro, fondateur et directeur musical de sa Cappella Mediterranea, nous régale continûment tout au long de la soirée (soit près de 4h, avec les 2 entractes) par sa pâte sonore claire et raffinée, sa balance idéale qui laisse se déployer le bel canto cavalier.  Saluons l’excellente prestation des chanteurs du Chœur de chambre de Namur (idéalement préparé par Thibaut Lenaerts) : c’est bien le meilleur chœur actuel pour toute production lyrique baroque Alexandre Pham, Classique News

Un spectacle qui ne néglige rien ni personne... Pas même l’orchestre, raccroché à la scène par un escalier qu’empruntent volontiers les chanteurs pour se rendre dans la fosse, souvent occupée par l’excellent Chœur de chambre de Namur. Cappella Mediterranea (...) de plus en plus inspirée sous la direction de Leonardo García Alarcón, qui recherche à chaque instant, et trouve presque aussi souvent, la juste pulsation d’une soirée aux rythmes contrastés. Clément Taillia , Forum Opéra


À noter plusieurs projets avec Cappella Mediterranea sont à l’étude avec l’Opéra national de Paris pour les saisons 2018 et 2019.