Bach : Messe en si mineur

Prochaines représentations

Versailles, Chapelle Royale

Dijon, Opéra

Dijon, Opéra

À Propos

Leonardo García Alarcón, direction
Chœur de Chambre de Namur
Cappella Mediterranea

Mariana Flores, soprano I
Giuseppina Bridelli, soprano II
Paulin Bündgen, alto
Valerio Contaldo, ténor
Alain Buet, basse

"Affiche de rêve pour le concert d’ouverture du 20ème Festival Bach de Lausanne: la Messe en si, dirigée par Leonardo García Alarcón!
Jadis assistant de Gabriel Garrido, le brillant et très imaginatif chef argentin s’est depuis longtemps spécialisé dans le répertoire baroque où il fait des merveilles. Outre d’excellents solistes dont il s’est assuré le concours, il nous vient avec la Cappella Mediterranea qu’il a fondée en 2005, et avec le Chœur de chambre de Namur dont il est le directeur artistique depuis 2010. La Messe en si ne s’est pas faite en un jour. De 1724 à 1749, il n’a pas fallu moins d’un quart de siècle à Bach pour la parachever. Grande œuvre récapitulant les époques qui l’ont précédée en même temps que tendue vers l’avenir (le propre des chefs-d’œuvre), elle réunit contrepoint sévère et couleurs du madrigal, Allemagne et Italie, ombres et lumières. Le tout, parfaitement sublime." 



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Cappella Mediterranea est soutenu par le ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, La Ville de Genève et une fondation privée Genevoise.

Le concert de la Messe en Si de Bach bénéficie du soutien de la Fondation Leenards.

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Leonardo García Alarcón a transcendé l’oeuvre en ouverture du Festival Bach.

Parfois, l’image intérieure que l’on se fait d’une musique se matérialise presque comme par miracle dans nos oreilles et, de surcroît, elle correspond à celle que tous les gens autour de vous attendaient aussi. Une sensation très étrange s’installe, faite de certitude, d’évidence et de surprise. Certitude que les musiciens réunis vibrent à l’unisson et qu’ils vont tenir cette justesse virtuose jusqu’au bout, évidence d’une interprétation où tous les éléments s’enrichissent naturellement, surprise pourtant de découvrir des beautés inattendues, dans un tempo bousculé (irrésistible Cum Sancto Spiritu), dans un phrasé si touchant (Agnus Dei), dans un alliage de couleurs inouï (cor et bassons dans le Quoniam tu solus). Après deux heures d’attention à chaque note, d’émotion contenue pour une musique aussi savante que généreuse, le public bouleversé qui remplissait la cathédrale de Lausanne vendredi pouvait dès lors manifester sa gratitude et son bonheur à l’écoute de la Messe en si de Bach. Et se mettre spontanément debout pour applaudir la Cappella Mediterranea et le Choeur de chambre de Namur, qui l’interprétaient pour la première fois (!) sous la conduite de Leonardo García Alarcón.

Non seulement, le chef argentin connaît la Messe en si comme sa propre chair, mais il transmet cela à ses musiciens, n’hésitant pas à quitter le podium pour se plonger dans le foyer sonore et à laisser la place derrière lui aux merveilleux solistes, chanteurs comme instrumentistes. Alarcón fusionne les forces, mais sait admirablement faire ressortir les voix et

_ 24 heures, Lausanne